Patrimoine

La ville de Cugnaux possède un patrimoine historique composé de bâtiments remarquables d’un point de vue historique et architectural.

De la Préhistoire aux périodes contemporaines, en passant par le Moyen Âge, l’histoire de Cugnaux est riche. 10 000 ans d’histoire de ce territoire sont retracés dans une étude réalisée par Toulouse Métropole.

Le château de la Cassagnère était autrefois un très grand domaine agricole de 200 hectares, allant jusqu’aux bois de La Ramée et comprenant plusieurs métairies. Le château actuel a été construit en 1680 en une seule fois, par le Baron Pierre de Papus, président du « Parlement du Languedoc » et membre de l’Académie des jeux floraux.

Classé Monument historique depuis 1979, il appartient aujourd’hui à la famille Gourdou qui l’a rénové. Les Monuments historiques le décrivent comme un bon exemple d’architecture de briques du XVIIIe siècle dans la région de Toulouse. Composé d’un corps de logis central flanqué de deux ailes de communs, il est typique des grandes habitations rurales de la région. La sobriété des briques est rehaussée par l’emploi de pierres blanches.

Le pavillon Louis XVI a été construit en 1779 pour Jacques Lacans, fermier général des gabelles. Il est situé dans l’ancienne ceinture viticole de Toulouse, le long d’une route où les parlementaires de la seconde moitié du XVIIIe siècle achetaient des propriétés destinées à la construction. Largement imtacté par le camp d’aviation de Francazal, ce pavillon faillit bien disparaître lors de l’établissement du camp. Pour lui éviter ce sort, il fut inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 25 juin 1929. Il se situe rue Henri Glady.

Le Château de Maurens date du XVIe siècle. A cette époque, c’était un château féodal, entouré de plusieurs fermes. La culture de la vigne y occupait alors plus de 30 hectares. En 1814, il devient la propriété de la famille de Boyer Montegut. Il fait aujourd’hui l’objet d’un projet privé.

Long de 71 kilomètres, le canal de Saint-Martory fut construit entre 1866 et 1877 afin de desservir en eau un important secteur agricole. C’est toujours sa fonction essentielle à ce jour mais également la fourniture d’eau potable et la production hydro-électrique.

Ce monument fut inauguré dans un premier temps en 1922 par le Maire Charles Brugait, et implanté au cimetière communal rue de la Vieille-Église.
En octobre 1975, le Conseil municipal présidé par le Maire Jean Dardé, décida de sa restauration et de son déplacement au centre de la ville, à l’emplacement actuel entre la Coupe d’or et la place de la République.

 

Le pigeonnier est un petit patrimoine très répandu en région toulousaine et en Occitanie. Si dans le temps y étaient rattachés des fonctions de gestion d’élevage de pigeons, de nos jours et dans nos cités urbaines, ils servent le plus souvent d’abri aux pigeons ou ne sont que décoratifs. Il est toutefois rare d’en trouver au centre de nos villes, comme c’est le cas à Cugnaux.

Pigeonnier carré sur arcades datant du XVIIe siècle, le pigeonnier de Cugnaux se trouve derrière l’église, sur la place de la République.

L’origine du nom « la Coupe » provient des anciens registres cadastraux sur lesquels le site est mentionné sous le vocable de « la Coupe ». Le mot « or » a ensuite été rajouté par les retraités pour symboliser l’âge d’or de la retraite. L’établissement de la Coupe fut construit par la famille De Boyer Montégut alors que Paul De Boyer Montégut était Maire de la commune. Il fut destiné à l’école libre de garçons en 1883, qui comptait une trentaine d’élèves.

La commune de Cugnaux possède depuis 1239 au moins une église paroissiale dédiée au martyr de Saint-Laurent dont le ressort couvrait les actuels territoires de Cugnaux et Villeneuve-Tolosane (autrefois Villeneuve-de-Cugnaux). Après la disparition de cette église lors d’un incendie en 1824, chacune des deux communes édifia une église particulière. Celle de Cugnaux fut achevée en 1827. Elles ont toutes les deux gardées le nom de Saint-Laurent.

Dans le cimetière toujours commun à Cugnaux et à Villeneuve-Tolosane, traversé par la limite qui sépare leurs territoires respectifs, a existé, depuis une date inconnue, outre l’ancienne église paroissiale, une chapelle dédiée à la Vierge sous le vocable de Notre-Dame-des-Champs. Cette chapelle fut très endommagée par l’incendie de 1824. A l’initiative de Paul De Boyer Montégut, Maire de 1869 à 1901, elle fut démolie pour être remplacée par une construction neuve en style néo-gothique. Les travaux se terminèrent en 1876. Depuis, elle n’a pas subi de transformations.

Le chemin de la Cloche commence à droite du boulevard de Maurens pour se terminer au bord du canal de Saint-Martory. À droite, sur ce chemin, se trouve la maison de la Cloche qui accueillait, dans une grande salle, les ouvriers travaillant à l’entretien des nombreux vignobles. À midi, la Cloche avertissait le personnel qu’il pouvait venir se restaurer et se reposer au chaud.

Une voie de chemin de fer traversait Cugnaux avant d’être fermée en 1947. La gare se situait sur l’emplacement du parking Léo-Lagrange. « Le petit train » partait de la gare Roguet, à Toulouse, passait par Saint-Simon et Cugnaux, suivait l’avenue Léo-Lagrange, traversait Villeneuve-Tolosane, longeait ensuite le CD 15 (route de Seysses) jusqu’à Seysses, puis Muret, pour atteindre, par la vallée de la Lèze, son terminus à Pailhes en Ariège.