
L’histoire de Cugnaux illustre sa transformation, passant d’un modeste hameau agricole à une ville dynamique de la banlieue toulousaine.
Moyen-Âge
Dès le XIIIᵉ siècle, la paroisse de Saint-Laurent, initialement commune à Cugnaux et à Villeneuve-Tolosane, posait les premières bases d’une identité locale. Le premier lieu de culte, construit autour de 1239, donna lieu à un différend historique entre villages, différend qui s’est achevé en 1824 avec l’incendie tragique de l’ancienne église. La reconstruction ne tarda pas, et l’église Saint-Laurent, inaugurée en 1827 avec ses briques roses emblématiques (initialement enduites de blanc jusqu’en 1975), demeure encore aujourd’hui un symbole fort du patrimoine cugnalais.
Agriculture et viticulture du XVIIe au XIXe siècles
Du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, Cugnaux se distingue par son activité agricole, notamment la viticulture, qui permettait d’approvisionner Toulouse en vin. Cette période voit naître des édifices remarquables tels que le château de la Cassagnère, édifié en 1680 par le baron Pierre de Papus, et le Pavillon Louis XVI, construit en 1779 pour un fermier général des gabelles. Le château de Maurens, dont les origines remontent au XVIᵉ siècle, témoigne également d’un passé seigneurial.
L’arrivée de l’eau au XIXe siècle
La fin du XIXᵉ siècle apporte des améliorations notables avec l’arrivée de l’eau : le canal de Saint-Martory, creusé entre 1866 et 1877, s’impose progressivement comme une artère essentielle pour l’irrigation, l’alimentation en eau potable et même la production hydroélectrique, tout en offrant de charmantes promenades le long de ses berges.
Création de Francazal au XXe siècle
Le XXᵉ siècle marque un tournant décisif pour Cugnaux. En 1934, l’implantation de la base aérienne 101 de Toulouse-Francazal transforme profondément le village, en attirant une nouvelle population de militaires et de personnels, amorçant ainsi une mutation démographique rapide.
Après la Seconde Guerre mondiale, le dynamisme de l’aéronautique toulousaine et le développement de la métropole favorisent l’expansion urbaine. Entre les années 1960 et 1980, le nombre d’habitants passe d’environ 3 000 à plus de 9 000, avec la création de lotissements, d’équipements scolaires, sportifs et commerciaux, ainsi que le renforcement des infrastructures routières.
XXIe siècle : le renouveau de Francazal
Au XXIᵉ siècle, l’histoire continue de s’écrire : la mutation de Francazal depuis le début des années 2010 ouvre la voie à une reconversion en pôle d’innovation économique. Cugnaux, intégrée à Toulouse Métropole, parvient ainsi à conjuguer modernité et respect du passé, transmettant aux jeunes générations une mémoire collective empreinte de fierté et d’ambition.